Le 15 janvier, le gouvernement a décidé de reporter les discussions parlementaires sur le projet de budget 2026, initialement prévues pour le vendredi et le lundi suivants. Les débats sont donc remis à mardi prochain, alors que l'exécutif envisage sérieusement de recourir à l'article 49.3 ou à une ordonnance pour faire passer le texte sans vote, une manœuvre qui suscite de vives inquiétudes.
Laurent Panifous, ministre des Relations avec le Parlement, a annoncé ce report, indiquant que les négociations au sein de l’Assemblée nationale n'ont pas abouti à une majorité atteignable. «Nous nous éloignons définitivement d’un texte de compromis acceptable par une majorité de députés», a-t-il déclaré. Ce constat a provoqué des réactions au sein des oppositions, qui voient d'un mauvais œil l'éventualité d'un passage en force.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu, dont les propositions doivent être révélées ce vendredi, doit naviguer dans une situation délicate. Les prévisions économiques controversées pourraient également influencer le climat politique et exacerber les tensions au sein de l'Assemblée. En effet, selon certains économistes, le budget 2026 doit équilibrer des prévisions de dépenses face à un besoin croissant d’investissements dans les services publics.
Certains analystes, comme ceux de Le Monde, estiment que cette stratégie pourrait renforcer l’opposition et rendre encore plus difficile l’adoption future de lois cruciales. En parallèle, des experts en politique économique suggèrent qu'un compromis pourrait être la clé pour éviter une crise de confiance entre l’exécutif et les parlementaires.
Dans le contexte actuel, tout porte à croire que la manière dont le gouvernement gérera ces débats et décisions déterminera non seulement l'issue de ce budget, mais aussi l'avenir politique de l'exécutif. Avec une opposition unie contre cette approche, les jours à venir s'annoncent décisifs.







