Lors d'un déjeuner à la Maison Blanche le 15 janvier, Maria Corina Machado, figure emblématique de l'opposition vénézuélienne, a défié les conventions en proposant sa médaille de prix Nobel de la paix à Donald Trump. Ce geste, qu'elle a qualifié de reconnaissance pour l'engagement du président américain en faveur de la "liberté", soulève des questions sur les implications politiques de cette démarche.
Trump avait exprimé, dans un entretien vociférant accordé à Fox News, que ce serait pour lui un "grand honneur" de recevoir ou de partager ce prix. Bien que cela ait suscité une certaine controverse, la réponse de Machado lors de leur rencontre reste floue : elle n’a pas précisé si Trump avait effectivement conservé la médaille.
En établissant un parallèle avec Simon Bolivar, le héros de l'indépendance latino-américaine, Machado suggère que la remise de sa médaille de prix Nobel est un geste éloquent. "200 ans plus tard, le peuple de Bolivar rend à l'héritier de Washington une médaille, en l'occurrence celle du prix Nobel de la paix, en reconnaissance de son engagement unique en faveur de notre liberté", a-t-elle déclaré.
Depuis cette rencontre, l'évaluation de la position de Trump vis-à-vis du Venezuela soulève de nombreuses interrogations. Selon le spécialiste en politique internationale, le Dr Jean-Pierre Giraud, "une telle action pourrait influencer la perception américaine de la situation politique au Venezuela, mais cela reste à voir comment cela sera utilisé dans le cadre plus large de la politique étrangère des États-Unis".
Il est notable que cette initiative de Machado ait reçu une attention médiatique considérable, tant aux États-Unis qu'en Europe. Alors que le peuple vénézuélien continue de lutter pour la démocratie et les droits humains, des personnalités comme Machado cherchent des alliances pour faire pression sur le régime en place, et cette rencontre avec Trump pourrait être un pas de plus dans cette direction.







