À Pleurtuit, en Ille-et-Vilaine, l’adjointe en charge de la culture, Patricia Martineau, a pris la décision difficile de démissionner du conseil municipal à seulement deux mois des prochaines élections. Cette annonce, qui fait déjà écho au sein de la commune, soulève de nombreuses interrogations sur l’état de la vie politique locale.
Élue en 2020, Patricia Martineau a su porter des initiatives culturelles mémorables, telles que la Fête de la musique, le tremplin artistique du Delta Live, et le marché de Noël. En repensant à ces événements, elle confie : Malgré le Covid et des budgets réduits, j’ai à cœur d’avoir fait avancer la culture à Pleurtuit.
Cependant, au fil des années, la pression et les défis rencontrés ont pesé sur son moral. J’ai réalisé que je n’étais peut-être pas faite pour cela… Cela m’a épuisée. Aujourd’hui, je sens que mon corps et mon esprit atteignent leurs limites.
Cette déclaration résonne avec l’expérience de nombre d’élus locaux qui, eux aussi, ressentent une grande fatigue liée à l’engagement politique. Les experts en sciences politiques, citant des études du Monde, soulignent la nécessité de soutenir les élus pour éviter des démissions similaires.
Sa démarche, bien que personnelle, pose la question plus large du bien-être des élus en France, particulièrement dans un contexte où la culture et l’animation doivent faire face à des restrictions budgétaires dans plusieurs communes. Patricia a déjà adressé une lettre au préfet pour explique sa démission, afin d’informer et d’inspirer d'autres responsables politiques à tenir compte de leur bien-être psychologique dans leur rôle.
Alors que les lumières de Pleurtuit ne s’éteignent pas, ce départ laisse un vide et soulève des enjeux essentiels sur l’investissement et la reconnaissance accordés aux élus. Les citoyens de la commune devront réfléchir aux défis du mandat à venir, alors que les élections approchent.







