Le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a provoqué un débat intense sur le droit de siffler la Marseillaise, une déclaration qui a suscité la réponse ferme du ministre de l'Éducation, Édouard Geffray, au Sénat ce mercredi 24 juin.
La question de savoir si l'on peut siffler la Marseillaise a émergé dans le discours du maire le 16 juin dans L'Opinion, où il a affirmé que siffler l’hymne national constitue "un droit à la réplique populaire". Cette prise de position a immédiatement déclenché des réactions virulentes de la part de la classe politique, transformant le débat en une véritable polémique. Le ministre Geffray n’a pas tardé à donner son avis depuis le Sénat.
Interrogé par le sénateur LR Olivier Paccaud, fervent défenseur de l'apprentissage de l'hymne national à l'école, Édouard Geffray a souligné : "Quand on est élu de la République comme quand on est écolier, la Marseillaise, on ne la siffle pas, on la chante." Cette assertion a résonné dans tout l'hexagone, témoignant de l'importance symbolique de l'hymne national.
"Si jamais vous entendez quelqu'un siffler la Marseillaise, par pitié, chantez-la"
Bally Bagayoko argue qu'il est acceptable de siffler la Marseillaise "lorsque la France se déshonore par ses actes à l'international". En revanche, Geffray met en lumière l'importance historique de l’hymne, déclarant : "On la chante comme un murmure quand on est résistant (...) On la chante avec joie quand on célèbre la France qui gagne au football. Mais quoi qu'il arrive, on la chante. Si jamais vous entendez quelqu'un la siffler, par pitié, chantez-la." Ces mots rappellent non seulement l'héritage culturel mais aussi le devoir civique qui s’y rattache.
Le ministre a également rappelé que la Marseillaise est inscrite à l'article 2 de notre Constitution, soulignant ainsi son statut incontestable dans le patrimoine national français.







