l'essentiel
Au Sénat, le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, a affirmé que "La Marseillaise se chante" et ne doit pas être sifflée, alors que les déclarations du maire LFI Bally Bagayoko suscitaient une vive controverse.
Lors d’une audition au Sénat, le ministre a souligné : "Quand on est élu de la République, comme quand on est écolier, on ne siffle pas la Marseillaise, on la chante". Ses remarques sur les "certains cracheurs de feu" ont fait référence à la polémique déclenchée par Bally Bagayoko, qui avait justifié les sifflets envers l’hymne national dans le contexte de la désillusion vis-à-vis de la France sur la scène internationale.
"On chante la Marseillaise dans la résilience, aussi bien que pour célébrer nos victoires sportives. Si jamais vous entendez quelqu'un la siffler, par pitié, chantez-la". Ces mots prononcés par Geffray résonnent avec la période tumultueuse que traverse le pays, en particulier après un match de football marquant où l’hymne fut sifflé.
Un droit à la réplique populaire ?
Bally Bagayoko avait fait des déclarations controversées au journal L’opinion : "Siffler la Marseillaise quand la France se déshonore par ses actes à l'international, c'est un droit à la réplique populaire". Ses propos ont déclenché un tsunami de réactions, principalement à droite et à l'extrême droite.
Le maire a précisé par la suite que "expliquer un phénomène n’a jamais signifié l’encourager", insistant sur le fait que cette analyse n’impliquait pas une incitation à vôtre siffler l'hymne. Il a ajouté que cette question méritait réflexion et discussion.
Le débat sur l’hymne national n’est pas nouveau. Souvenons-nous des événements survenus à Saint-Denis au Stade de France, où la Marseillaise avait été sifflée lors de matchs, comme celui opposant la France à l’Algérie en 2001, ou lors de la finale de la Coupe de France en 2002. Ces incidents témoignent d’une prise de position complexe et émotionnelle envers un symbole national.







