À l'approche de la présidentielle de 2027, l'idée d'organiser des primaires fait l'unanimité chez les sympathisants de droite et de gauche, selon une enquête Ipsos-BVA conduite pour RTL. Pourtant, bien que l'adhésion à ce concept soit forte, des différends subsistent quant aux personnalités à désigner, spécialement à gauche où aucun candidat ne fait l'unanimité.
Les résultats des élections municipales ayant modifié le paysage politique, l'attention se porte déjà sur la présidentielle de 2027. Dans ce contexte, la nécessité d'imposer des primaires se dessine des deux côtés de l'échiquier politique, afin d'éviter un afflux de candidatures qui pourrait nuire à leur représentation face à la montée du Rassemblement national et garantir une présence au second tour.
Selon l'enquête, 82% des électeurs de droite et du centre se disent favorables à des primaires. Ce soutien se matérialise dans une tribune signée par près de 90 élus issus de diverses formations politiques, dont le MoDem, LR, Renaissance et Horizons, qui prônent l'émergence d'une candidature unique pour 2027, comme l'a rapporté La Tribune du Dimanche.
Édouard Philippe favori auprès des sympathisants du centre et de la droite
La popularité de l'idée des primaires est particulièrement marquée chez les sympathisants du centre et de la droite, où 82% s'y déclarent favorables, soit une augmentation de 5 points depuis février. Édouard Philippe se positionne clairement comme le candidat de choix pour une éventuelle primaire, apprécié par 71% des sondés pour représenter le bloc central, un soutien qui frôle les 62% pour candidater à la présidence. En revanche, Gabriel Attal et Bruno Retailleau, ce dernier restant le préféré des sympathisants LR, demeurent loin derrière.
Un recul notable est observé pour Sarah Knafo dont l'élan semble s'épuiser auprès des sympathisants, ne recueillant plus que 9% d'appui.
Des fractures au sein de la gauche
En ce qui concerne la gauche, 82% des sympathisants s'affichent en faveur d'une primaire, une proportion en hausse de 4 points par rapport à février. Ce soutien est en revanche menacé par des divergences profondes sur les candidatures. Entre François Ruffin, qui récolte 32% des préférences, et Marine Tondelier à 27%, les sympathisants semblent divisés.
Cela dit, la polarisation est très marquée : à peine 2% des supporters de La France insoumise envisagent de soutenir Raphaël Glucksmann, tandis que 11% des proches du PS se prononcent en faveur de Jean-Luc Mélenchon. Bien que François Ruffin soit jugé moins clivant par 21% des sympathisants, il ne parvient pas à faire consensus. En prime, la candidature de Marine Tondelier ne séduit que 14% de sympathisants de gauche, alors qu'elle atteint 31% au sein de son propre camp, mais ne rencontre qu'un faible soutien chez LFI et le PS.







