Depuis le début des conflits au Moyen-Orient, les conséquences sur le prix des carburants se font lourdement sentir. Ludovic Deshoux, dirigeant d'une entreprise de transport vendéenne, déclare : "Ma facture en carburant a grimpé d'un tiers, cela devient insupportable."
Pour faire entendre leur détresse, un rassemblement de chauffeurs routiers a eu lieu mardi matin à partir de 6 heures sur le périphérique de Nantes. Environ une trentaine de camions et fourgons ont été immobilisés sur le pont de Bellevue, à l'est de la ville, perturbant ainsi la circulation dans les deux sens.
Convocés par l'Organisation des transporteurs routiers européens (Otre), les manifestants ont affiché des slogans provocateurs tels que “Bientôt le plein à crédit ?”. Thomas Bizien, propriétaire d'une société de transport à Saumur, témoigne : "C'est un élan de solidarité, nous faisons front face aux défis que connaît notre secteur. Nous tentons de réduire les trajets, d'optimiser les tournées, mais il est essentiel que le gouvernement intervienne, sinon j'envisage de garer mes camions."
Selon les prévisions de l'Otre, jusqu'à cinquante camions et cars pourraient se joindre à la mobilisation au cours de la journée. Les témoignages de professionnels du secteur révèlent une inquiétude croissante vis-à-vis de l'avenir de leurs activités, alors que des experts soulignent la nécessité d'une intervention gouvernementale pour stabiliser les prix. Comme le souligne un rapport de Franceinfo, de nombreux transporteurs redoutent que cette hausse ne soit qu'un début si aucune mesure n'est prise rapidement.







