La tension croissante autour des ressources en eau au Moyen-Orient suscite des inquiétudes majeures. Dernièrement, des installations de dessalement vitales pour des pays comme le Koweït, le Qatar et Oman ont été ciblées, accentuant les préoccupations sur la sécurité hydrique dans cette région désertique. Ces usines, produisant plus de 90 % de l'eau potable, jouent un rôle essentiel dans la survie des populations locales.
Le 30 mars, une attaque par drone a frappé une usine au Koweït, entraînant la mort d'un homme. Bien que l'Iran soit suspecté, il nie toute implication et accuse Israël de ce geste provocateur. Les experts s'accordent à dire que ces infrastructures civiles sont devenues des cibles stratégiques, avec des frappes récentes également en Iran, Bahreïn et Émirats, ce qui pourrait constituer des crimes de guerre.
L'impact économique et les menaces politiques
Selon Franck Galland, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique, "Ces usines de dessalement sont cruciales pour la vie économique, la production industrielle et le bien-être des populations". Au Koweït, la dépendance à ces infrastructures est alarmante, avec 90 % de l'eau provenant de sources dessalées. La situation s'annonce tout aussi grave pour les autres nations du Golfe.
Paradoxalement, l'Iran fait également face à une grave crise de sécheresse. Donald Trump, capitalisant sur cette vulnérabilité, a déclaré que si les discussions avec Téhéran n'évoluent pas, "nous pourrions détruire toutes les usines de dessalement". Cette situation illustre comment l'eau devient une nouvelle arme dans la géopolitique du Moyen-Orient.







