Face à une demande croissante de gardes d’enfants à Montpellier, Johanna d’Athis a fondé il y a un an Les P’tites Mains. Ce service, qui a déjà soutenu plus de 110 familles, se positionne comme une réponse nécessaire et efficace à un besoin en forte progression.
Ancienne nourrice depuis six ans, Johanna a décidé de transformer son constater frustrant concernant le manque de nounous en une initiative entrepreneuriale. "J’étais confrontée à la réalité de l’insuffisance de nounous pour répondre aux besoins des familles", confie-t-elle. "Il me fallait trouver une solution, car voir ces familles en difficulté me peinait beaucoup." C'est ainsi qu'est née Les P’tites Mains, "une solution de garde fiable et locale", comme le décrit sa fondatrice.
110 foyers dans tout l’Hérault
Servant à mettre en relation des familles avec des intervenantes, la structure a su rassembler un réseau de 110 foyers dans l’ensemble du département. Environ 12 à 17 intervenantes, issues de parcours variés comme des étudiantes ou des professionnelles de crèche, collaborent pour fournir un service adapté. "Nous proposons des options de garde diverses pour satisfaire aux besoins spécifiques des familles", précise Johanna. Les baby-sitters sont disponibles pour des gardes quotidiennes ou lors d'événements particuliers tels que des mariages, avec un tarif de 13 euros de l’heure pour les gardes ponctuelles. En parallèle, des ateliers pour enfants sont organisés durant les vacances scolaires et les mercredis, offrant des activités ludiques en petits groupes.
Malgré le succès initial, Johanna souligne que le principal défi demeure la stabilité des intervenantes. "La difficulté réside souvent dans la pérennisation de ces postes", explique-t-elle. Les emplois du temps changeants et les imprévus conduisent fréquemment à des annulations tardives. Pour minimiser ces désagréments, chaque famille se voit attribuer une intervenante principale ainsi qu'une remplaçante. "Les annulations de dernière minute constituent un vrai fléau pour la garde à domicile", ajoute-t-elle.
"Il faut avoir cette fibre pour être nounou"
Dans cette optique, la sélection des intervenantes revêt une importance capitale. "Beaucoup pensent que la garde d’enfants est accessible à tous, mais je crois fermement que ce n'est pas le cas, car il faut une véritable vocation pour ce métier", affirme Johanna. Les P’tites Mains procède donc à un recrutement rigoureux, s’assurant que chaque candidate possède au minimum un diplôme tel que le BAFA et deux ans d'expérience dans le domaine. "Confier ses enfants est l'une des décisions les plus difficiles pour des parents, il est vital d'offrir un service de qualité", insiste-t-elle.
Fière de ses racines montpelliéraines, Johanna est déterminée à continuer son engagement local. "Étant Montpelliéraine de naissance, il me tenait à cœur de développer un service qui profite à ma communauté", déclare-t-elle. Près d’un an après le lancement de son entreprise, elle aspire à élargir son réseau d’intervenantes afin de répondre à une demande en constante augmentation.







