Routiers en colère sur le périphérique nantais face à la hausse des carburants

Des chauffeurs routiers bloquent le périphérique nantais pour des aides gouvernementales.
Routiers en colère sur le périphérique nantais face à la hausse des carburants
©Sebastien Salom-Gomis, AFP - Des chauffeurs routiers rassemblés sur le périphérique de Nantes, le 31 mars 2026, pour protester contre la hausse des prix du carburant et réclamer une aide accrue du gouvernement

Ce mardi matin, à partir de 6 heures, des chauffeurs routiers se sont rassemblés sur le périphérique nantais, demandant des aides significatives au gouvernement en raison de l'envolée des prix des carburants. Une trentaine de camions et fourgons ont été immobilisés sur le pont de Bellevue, à l'est de Nantes, provoquant des ralentissements dans les deux sens de circulation.

Mobilisés par l'Organisation des transporteurs routiers européens (Otre), de nombreux manifestants affichaient des messages tels que "Bientôt le plein à crédit ?". Thomas Bizien, dirigeant d'une entreprise de transport à Saumur, a exprimé la nécessité de solidarité : "C'est un élan de solidarité ; nous devons nous unir face aux défis que notre profession rencontre. Même si nous optimisons nos tournées, il pourrait être inévitable de retirer certains camions de la route si cela perdure."

L'Otre s'attendait à voir jusqu'à cinquante camions et cars sur le périphérique nantais dans le courant de la journée. Selon Stéphane Cauchy, secrétaire général de l'Otre pour les Pays de la Loire, "Notre action vise à faire résonner nos revendications. Nous sollicitons des aides directes semblables à celles de 2022, plutôt que des solutions ciblées sur les petites entreprises en difficulté, comme cela a été proposé pour le moment."

La réaction du gouvernement a été rapide, annonçant vendredi une aide de 50 millions d'euros pour le secteur du transport, ciblant principalement les TPE et PME en difficulté financière. Cette aide forfaitaire correspondra à 20 centimes par litre pour les entreprises concernées. Cependant, la crainte des professionnels persiste.

"Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, ma facture de carburant a augmenté d'un tiers, et cela devient ingérable," a souligné Ludovic Deshoux, dirigeant d'une entreprise de transport en Vendée. Cette hausse des coûts impacte non seulement les entreprises mais aussi la chaîne d'approvisionnement dans son ensemble.

D'autres manifestations sont annoncées dans les jours à venir, notamment en Nouvelle-Aquitaine, en Occitanie et en Bretagne, signalant une mobilisation qui ne montre aucun signe de retrait.

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