Le tribunal correctionnel de Brest a récemment prononcé une peine d'un an de prison ferme à l'encontre du commandant chinois du Boracay, un pétrolier appartenant à la flotte fantôme russe, arraisonné en septembre 2025. Ce dernier, qui était absent lors du jugement, fait également face à une amende de 150 000 euros et un mandat d'arrêt à son encontre pour "refus d'obtempérer" lors d'un contrôle de la marine française.
Ce verdict s'inscrit dans le cadre des requisitions du parquet, qui avait précédemment noté la "mauvaise volonté" du capitaine à coopérer avec les autorités. Selon le substitut du procureur, Gabriel Rollin, l'attitude du commandant a conduit à une "manœuvre dangereuse}, susceptible d'entraîner un accident" pour les militaires impliqués dans l'opération.
Condamné pour refus d'obtempérer avec la marine
Le cas du Boracay est révélateur des tensions qui existent autour des sanctions européennes appliquées aux navires de la flotte fantôme russe. En effet, ce pétrolier, qui transportait du pétrole russe à destination de l'Inde, avait opté pour un faux pavillon béninois afin de masquer son identité. Son arraisonnement a également été lié à des allégations de survols de drones ayant récemment perturbé le trafic aérien au Danemark.
Notons que deux agents d'une société de sécurité privée russe se trouvaient à bord, chargés de surveiller l'équipage et de collecter des renseignements. L'avocat du commandant avait plaidé pour une relaxe, arguant que son client ne devrait pas être jugé par la justice française pour des faits ayant eu lieu en eaux internationales.
Depuis sa saisie, le Boracay a été rebaptisé Phoenix et navigue désormais sous pavillon russe, affichant une certaine audace face aux autorités maritimes. Malgré ses implications judiciaires, il semble que le navire continue d'opérer, attirant l'attention des autorités européennes.
Des experts soulignent que cette affaire soulève des questions plus larges sur la lutte contre la contrebande de pétrole et les activités maritimes illicites associées, positionnant la France en première ligne de cette problématique. La réponse des forces maritimes pourrait servir de précédent pour d'autres situations similaires à l'avenir.







