Yoweri Museveni a été déclaré vainqueur du scrutin présidentiel en Ouganda, obtenant ainsi un septième mandat consécutif. Au pouvoir depuis 1986, son règne suscite de plus en plus de controverses. Les résultats, largement attendus, sont entachés d'un climat de tension extrême, marqué par des arrestations massives, des violences dans plusieurs régions et une coupure d'Internet prohibitive, conséquence d'un sérieux problème de sécurité, selon le France 24.
Le scrutin a été qualifié par l'opposition de "mascarade", illustrant un profond fossé entre le pouvoir en place et les voix dissidentes. Le candidat de l'opposition, Bobi Wine, a dénoncé ces résultats et a appelé ses partisans à rester mobilisés, se disant prêt à contester cette décision devant les instances internationales. Des observateurs indépendants ont également fait état de multiples irrégularités, y compris des violations des droits de l'homme documentées par Human Rights Watch.
Cette situation s'inscrit dans un contexte plus large de luttes pour le pouvoir à travers l'Afrique, avec des gouvernements confrontés à des défis croissants en matière de légitimité. Selon la BBC, des leaders africains incluent des analyses sur la nécessité d'une transition démocratique. Les prochaines semaines seront cruciales, s'il est prévu que des manifestations éclatent en réponse à la réélection de Museveni.
La réponse internationale est également attendue; certains experts, comme le politologue Martin Ngoga, soulignent que cette élection pourrait entraîner une réévaluation de l'aide internationale à l'Ouganda, étant donné les sérieux manquements démocratiques observés.







