Lorsqu'un couple se sépare, la question de la garde de l'animal domestique suscite souvent des tensions. De nombreuses personnes s'interrogent sur le sort de leur compagnon à quatre pattes et certains ne sont pas prêts à céder. En France, les disputes concernant la garde des animaux sont en hausse, touchant un nombre croissant de couples chaque année.
Une garde alternée pour Plum
À Toulouse, un couple séparé a trouvé une solution qui pourrait servir d'exemple : la garde alternée. Camille et Anissa, après une relation de trois ans, ont refusé d'abandonner leur corgi, Plum. Ils ont mis en place un système de partage : Plum vit un mois avec l'un, puis un mois avec l'autre. « Nous faisons des sacs avec tout le nécessaire pour Plum, y compris ses médicaments et papiers », explique Anissa. Camille précise que leur but est de maintenir un équilibre et de s'assurer que l'animal bénéficie des deux environnements sans favoritisme.
Des conflits devant la justice
Cependant, tout le monde n'adhère pas à cette approche. Pour d'autres, les séparations peuvent engendrer de véritables batailles juridiques. Maître Xavier Bacquet, avocat spécialisé en droit animal, affirme : « J’ai observé des conflits concernant des animaux qui ont duré des années. » Dans une séparation conflictuelle, prouver la garde d’un animal nécessite souvent des preuves tangibles, comme la prise en charge des frais vétérinaires ou de nourriture, et ne se limite pas à la simple carte de propriété.
La question de la garde des animaux n'est pas seulement personnelle, elle revêt également des implications économiques. Un rapport de l’Observatoire national des séparations souligne que la garde d'un animal de compagnie doit être considérée à l'égal de celle d'un enfant. Ainsi, des décisions sont parfois prises dans le cadre de médiations familiales pour éviter de voir les animaux laissés à l'abandon.
Une législation à repenser ?
Des appels se multiplient pour voir la notion de garde partagée d'animaux intégrée au code civil, suivant des exemples dans d'autres pays européens. Plusieurs associations de défense des animaux militent pour que la législation évolue afin de mieux encadrer ces situations. Comme le souligne une représentante de l'association « Animaux en détresse », « Il est temps que la loi reconnaisse l'importance des liens entre les humains et leurs animaux de compagnie. »
En conclusion, alors que la société évolue et que les liens entre les propriétaires d'animaux et leurs compagnons se renforcent, il est crucial de mieux encadrer les enjeux de la garde des animaux lors des divorces. La question n’est pas que juridique, elle touche au cœur des émotions et des relations personnelles.







