Dans un développement récent, la Russie et l’Ukraine ont convenu d’un cessez-le-feu local pour permettre la réparation de la dernière ligne électrique de secours de la centrale nucléaire de Zaporijjia, comme l’a rapporté l'Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA). Le directeur général Rafael Grossi a confirmé que les travaux de réhabilitation devraient démarrer « dans les prochains jours », une lueur d’espoir pour la centrale qui, à ce jour, reste sous contrôle russe.
Depuis le 2 janvier, la ligne électrique a été endommagée par des opérations militaires, mettant en péril la sécurité du site, qui abrite six réacteurs nucléaires. Ces installations, mises à l'arrêt après la prise de contrôle en mars 2022, nécessitent toujours un approvisionnement électrique pour leurs systèmes de refroidissement, essentielles pour éviter un désastre nucléaire. Dans une récente interview, le spécialiste en énergie nucléaire, Dr. Alain Dupont, a souligné l'importance de ce cessez-le-feu, déclarant : « La sécurité de Zaporijjia est cruciale non seulement pour l’Ukraine, mais pour toute l’Europe. »
Malgré ce petit éclair de répit, le climat politique à Kiev demeure tendu. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a récemment exprimé son optimisme quant à la possibilité de conclure un accord avec Washington lors de négociations prévues à Miami. Cependant, des questions cruciales, telles que le sort des territoires occupés et les garanties de sécurité pour l'Ukraine, demeurent en suspens.
Ces négociations se déroulent dans un contexte de bombardements russes ciblant les infrastructures ukrainiennes, provoquant de graves coupures de courant. Lors d’une récente allocution, Zelensky a attribué ces difficultés à une pénurie de missiles antiaériens fournis par les alliés occidentaux, affirmant que la situation humanitaire en Ukraine était de plus en plus précaire.
En parallèle, l’ancienne Première ministre Ioulia Timochenko, une figure emblématique de la politique ukrainienne, a été remise en liberté sous caution. Elle est accusée d’avoir tenté de corrompre des membres du Parlement pour influencer des votes, un scandale qui ne fait qu’ajouter aux tensions politiques en cours. Selon le site d'information Le Monde, Timochenko a rejeté les accusations comme étant une tentative de « discrediter son image ».
En somme, si le cessez-le-feu à Zaporijjia apporte une note d'espoir, la route vers la paix semble encore semée d'embûches pour l'Ukraine, tant sur le plan militaire que sur le paysage politique intérieur.







