Dans la deuxième ville du Royaume-Uni, une séance de conseil municipal a controversé le public en s'ouvrant par une prière islamique, récitée par un imam, cette semaine à Birmingham. La scène, immortalisée en vidéo, a vite fait le tour des réseaux sociaux, révélant un moment fort d'émotion.
Cette prière a eu lieu sous le regard du maire Zaker Choudhry, récemment élu Lord Mayor de Birmingham. Comme l'indique le site officiel de la municipalité, sa fonction est principalement cérémonielle, sans lien direct avec le pouvoir exécutif.
Une réaction controversée
Alors que réciter une prière lors d'une assemblée municipale est légal au Royaume-Uni, cette initiative a suscité de vives réactions au sein des médias. Le présentateur Patrick Christys, de Sky News, a qualifié cet acte de "ridicule" et a évoqué une perception du Royaume-Uni comme un "terrain vague" où chacun aurait la liberté d'être sans rechercher à s'intégrer.
La polémique ne s'arrête pas là. En France, l'avocat Pierre Gentillet a réagi sur X, notant : "Voici le résultat du déni et de l’immigration massive : l’islamisation du réel." L'anthropologue Florence Bergeaud-Blackler, experte des Frères Musulmans, a également mis en lumière les origines de l'imam, affirmant qu'il proviendrait d'un courant islamique peu conventionnel, qualifié de "Barelvi", associé à des débordements violents.
Ces événements montrent à quel point la question de la diversité religieuse et du multiculturalisme reste un sujet éminemment sensible et discuté dans la société britannique. Cette prière a non seulement marqué un conseil municipal, mais aussi initié un débat sur l'identité nationale et l'intégration en Grande-Bretagne.







