Sept semaines après la mystérieuse disparition de Manon Relandeau, une mère de 31 ans portée disparue depuis le 3 avril en Loire-Atlantique, une large battue citoyenne est prévue ce samedi 23 mai. Sur RTL, le porte-parole de la gendarmerie a présenté le dispositif qui permettra de coordonner les efforts de près de 300 bénévoles sur des zones difficiles d'accès.
Les jours passent sans nouvelles de Manon Relandeau, absente depuis le 27 mars dernier. Cette battue, organisée par la gendarmerie, vise à retrouver des indices cruciaux pour faire avancer l'enquête concernant cette agricultrice et maman d'une fillette de quinze mois.
Le compagnon de Manon, arrêté le 27 avril en Algérie après avoir fui avec leur fille, demeure le principal suspect de cette affaire troublante. Pour sa famille, cette battue représente un nouvel espoir après cinquante jours d'incertitude. Sa mère a déclaré sur RTL que cette initiative était encourageante, tout en exprimant le besoin pressant de réponses.
Mobilisation des bénévoles : un effort collectif
Le lieutenant-colonel Erwan Coiffard, porte-parole de la Gendarmerie nationale, a spécifié que ce dispositif de recherche implique l'engagement de la population. "Ce type d'initiative suscite souvent un vif intérêt et un fort élan de solidarité", a-t-il déclaré. Il a toutefois souligné l'importance d'un encadrement formel pour canaliser ce dynamisme dans un cadre judiciaire sécurisé.
Près de 300 participants se sont inscrits à cette opération, alertant les enquêteurs de leur identité avant le début des recherches.
Les bénévoles seront placés en binômes avec des gendarmes, et chaque groupe aura une zone bien déterminée où ils travailleront avec le soutien de relevés GPS pour documenter leurs recherches.
Les terrains difficiles promettent un défi : "Certaines zones sont particulièrement accidentées", indique le lieutenant-colonel. Un fort dispositif de sécurité est prévu, collaborant avec le SDIS local, compte tenu des températures élevées.
Sur le terrain, les bénévoles se déplacent en lignes pour couvrir efficacement les zones sélectionnées. "Il s'agit de garder les yeux ouverts", résume Erwan Coiffard. Des appareils de détection compléteront également ce dispositif.
Des recherches et des technologies déjà mobilisées
Avant cette mobilisation citoyenne, plusieurs moyens ont déjà été déployés par les enquêteurs. "Des plongeurs ont inspecté des points d’eau et des chiens ont déjà été utilisés", rappelle Coiffard.
L'Institut de recherche criminelle a également déployé des drones pour examiner des secteurs déterminants en quête d'indices. La gendarmerie a pris soin que cette battue ne compromette pas l'intégrité de certaines scènes de crime, ayant préalablement effectué d'autres investigations.
Espoir de faire progresser l’enquête
Sur la question délicate de la découverte d’un corps, le lieutenant-colonel Coiffard n’a pas éludé le sujet, reconnaissant que cela pourrait être éprouvant pour les bénévoles. "Nous avons mis en place un soutien psychologique, au cas où des découvertes inattendues surviendraient", assure-t-il.
La mère de Manon a souligné lors de son intervention sur RTL que si sa fille n'était pas retrouvée dans les champs aux abords de la ferme, elle espérait de tout cœur qu'elle soit encore en vie.
"Ces battues citoyennes peuvent engendrer des résultats significatifs", conclut Erwan Coiffard. Il rappelle que la participation du public peut être cruciale, même à travers des appels à témoins.







