À la suite de l'incendie tragique survenu à Crans-Montana lors de la nuit du réveillon de 2025, les mesures de sécurité dans les établissements nocturnes français sont désormais au centre des préoccupations. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a demandé aux préfets de renforcer les contrôles, et les gérants de bars et de discothèques prennent des initiatives proactives pour se conformer aux nouvelles exigences.
Un restaurateur parisien, qui a déjà un dispositif de sécurité conforme, a choisi de réaliser un audit complet de ses installations. Avec une superficie de 200 mètres carrés et 45 couverts, il doit se conformer à la réglementation en matière de sécurité incendie, y compris l’installation de trois types d'extincteurs. Toutefois, le choc provoqué par l'incendie en Suisse l'a poussé à aller au-delà des minimales.
"Nous avons une responsabilité vis-à-vis de nos clients et de notre personnel. S'assurer que notre matériel est en bon état est désormais une priorité", déclare Bran Delsaut, assistant manager du restaurant Le Coq et Fils.
Des investissements indispensables
Le renforcement de la sécurité incendie implique l'installation de cinq nouveaux extincteurs, coûtant 79 euros chacun, ainsi qu'une alarme connectée, bien qu’elle ne soit pas obligatoire. Au total, cet investissement s'élève à 900 euros. Cameron Verhest, responsable sécurité incendie chez Allo Feu, affirme : "Nous ne nous contentons pas de vendre du matériel; notre mission est également de sensibiliser nos clients à l'importance de la sécurité incendie, car le feu peut survenir à tout moment".
Les entreprises spécialisées connaissent une période de forte demande : "Nous recevons environ trente appels en une heure, principalement pour des demandes d'audit et d'installation de matériel après Crans-Montana. Notre compteur téléphonique a littéralement explosé !", indique Rodolphe Gimenez, gérant de Sécurité Incendie Européenne.
La législation impose à tous les établissements recevant du public de maintenir leur dispositif de sécurité en conformité, sous peine de sanctions allant jusqu'à la fermeture administrative. La vigilance est plus que jamais de mise alors que les traumas persistants du drame de Crans-Montana continuent de hanter le secteur de la nuit.







