Ce mercredi, l'Assemblée nationale a été le théâtre d'une décision inattendue. Le Rassemblement national a réussi à faire adopter un amendement visant à diminuer de 4,9 milliards d'euros la dotation globale de fonctionnement (DGF) accordée aux collectivités territoriales. Cet événement a eu lieu lors d'une nouvelle lecture du projet de loi de finances, où la plupart des représentants d'autres partis étaient absents, permettant aux députés du RN de se mobiliser efficacement.
Malgré un vote antérieur en faveur d'une augmentation de cette même dotation — indexée sur l'inflation, soit 400 millions d'euros de plus — l'extrême droite a justifié cette mesure radicale en affirmant vouloir "réduire le millefeuille territorial", symbole de gaspillage, selon leur perspective. Jean-Philippe Tanguy, député RN, a déclaré sur les réseaux sociaux que ce vote était une réponse nécessaire à des dépenses jugées excessives par d'autres partis.
Cette initiative ne semble pas encore définitive, tant le climat demeure incertain autour de ce texte de loi. Les débats budgétaires, qui s'étendent sur plusieurs mois, suscitent une certaine lassitude chez les parlementaires. Certains élus, comme Aurélien Lecoq de La France insoumise, ont questionné l'engagement du gouvernement envers un véritable dialogue, accusant les discussions d'être une "mascarade".
La décision du RN pourrait avoir des conséquences lourdes pour les collectivités, déjà confrontées à des défis financiers importants. Experts et élus locaux s'inquiètent de la capacité des municipalités à assurer leurs missions essentielles si cette coupe se concrétise. Selon BFM TV, plusieurs spécialistes s'accordent à dire que cette mesure pourrait affaiblir la solidarité territoriale, déjà fragilisée par des politiques d'austérité.
Alors que l'opposition se prépare à réagir, le gouvernement pourrait envisager un recours à l'article 49.3 pour faire avancer le texte. La situation reste donc à suivre de près, car chaque décision peut considérablement influencer le paysage politique et financier local en France.







