Avec l'arrestation de Nicolás Maduro à New York, la dynamique du pouvoir au Venezuela est en pleine mutation. Donald Trump et Delcy Rodriguez, la présidente par intérim du Venezuela, ont récemment eu une conversation qui marque un tournant. Cette discussion, la première depuis la capture de Maduro, promet de renouveler les relations entre Caracas et Washington, désormais sous la direction d'une figure qui, auparavant, était vice-présidente.
Trump a exprimé son enthousiasme concernant Rodriguez, la désignant comme une "personne formidable". Il a également commenté le potentiel de coopération entre les États-Unis et le Venezuela, en soulignant que l'accent serait mis sur des secteurs clés tels que le pétrole, les minerais et la sécurité nationale.
"Nous notons un avancement significatif vers un partenariat qui pourrait transformer le Venezuela en un pays prospère", a déclaré Trump lors d'une allocution. Rodriguez a également qualifié leur échange de "constructif et cordial", en mettant l'accent sur un agenda bilatéral visant à améliorer la vie des citoyens des deux nations.
Ce nouvel alignement politico-économique est également soutenu par un trio au sommet du pouvoir vénézuélien, comprenant Rodriguez, Jorge Rodriguez, président de l’Assemblée nationale, et Diosdado Cabello, ministre de l’Intérieur. Ce "triumvirat" souhaite initier une "nouvelle ère politique". Lors d'une conférence de presse, Delcy Rodriguez a révélé que des libérations de prisonniers politiques étaient en cours, affirmant que 406 détenus avaient été libérés depuis décembre dernier. Toutefois, des organisations comme Foro Penal soutiennent que seulement 72 libérations ont eu lieu, tandis que des milliers d'autres restent en détention.
Cette dynamique soulève des interrogations sur la manière dont la communauté internationale répondra à cette nouvelle configuration et comment les droits humains seront garantis dans un pays qui a connu de profondes crises ces dernières années. À l'heure où des diplomates américains se déplacent à Caracas pour restaurer les liens, la direction du pays semble comme jamais entre les mains des États-Unis et de ses nouveaux alliés vénézuéliens.







