Le groupe Canal+ a pris la décision audacieuse de maintenir Jean-Marc Morandini à l'antenne, malgré sa condamnation définitive pour corruption de mineurs. Cette décision a provoqué un tollé parmi les victimes et les défenseurs des droits des enfants.
Axel, l'une des victimes qui a bravé l'anonymat pour partager son expérience dans l'émission Complément d'enquête, a exprimé son soulagement à l'annonce de la condamnation de Morandini. "Ouf de soulagement", a-t-il confié à plusieurs médias, mais son indignation persiste face à la décision de Canal+. D'autres victimes rejoignent sa voix, soulignant que le maintien de Morandini sur CNews expose encore davantage les jeunes à des personnalités potentiellement dangereuses.
Jean-Marc Morandini, âgé de 60 ans, a été condamné à deux ans de prison avec sursis et à une amende de 20 000 euros pour avoir envoyé des messages à caractère sexuel à plusieurs adolescents entre 2009 et 2016. Inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles, il est également interdit d'exercer une profession en contact avec des mineurs, comme le rapporte le journal Le Monde.
Pourtant, certaines voix au sein du groupe Canal+ défendent cette décision, affirmant que Morandini a le droit de continuer à travailler tant qu'il respecte les conditions de sa peine. "Nous croyons en la réinsertion, mais l'éthique réclame aussi des limites", commente une source interne sous couvert d'anonymat.
Les spécialistes en communication et en médias s'interrogent sur la responsabilité des chaînes face à des animateurs ayant un passé criminel. "Proposer une plateforme à un individu condamné pour des délits aussi graves ne peut qu'installer un climat de méfiance vis-à-vis des médias", déclare un expert en médias. La question de l'éthique dans la programmation télévisuelle semble plus que jamais d'actualité.
Alors que les débats se poursuivent, le cas de Morandini soulève des enjeux cruciaux sur la responsabilité des médias vis-à-vis du public, et en particulier des mineurs. Les voix s'élèvent, tant du côté des victimes que des professionnels des médias, incitant à une réflexion collective sur le sujet.







