La Bourse de New York a clôturé sur une note contrastée vendredi. Le recul de l'inflation aux États-Unis n'a pas suscité un enthousiasme durable parmi les investisseurs, qui demeurent sceptiques vis-à-vis du secteur technologique et de l'intelligence artificielle.
Le Dow Jones a enregistré une légère hausse de 0,10%, tandis que le Nasdaq a connu un déclin de 0,22% et l'indice élargi S&P 500 a réussi à grimper de 0,05%. Sur l'ensemble de la semaine, Wall Street a terminé dans le rouge.
Tout au long de la séance, le marché a oscillé entre gains modérés et pertes, en raison d'une volatilité accrue après trois jours consécutifs de baisse pour le S&P 500, selon les commentaires de Jose Torres d'Interactive Brokers.
En début de journée, la publication des dernières données sur l'inflation a attiré l'attention. Les prix à la consommation (CPI) ont augmenté de 2,4 % sur un an en janvier, contre 2,7 % le mois précédent, ce qui constitue un ralentissement plus marqué que prévu par les analystes.
Kevin Ford, analyste chez Convera, se montre cependant prudent : "Les chiffres sont encourageants, mais sous la surface, quelques anomalies méritent d'être notées, comme l'inflation dans les services hors logement."
Bernd Weidensteiner de Commerzbank a également souligné que ces résultats seraient probablement jugés favorables pour la Réserve fédérale américaine. "D'un côté, cela réduit quelque peu les craintes d'une hyperinflation qui pousserait à un resserrement des taux. En revanche, le niveau d'inflation ne baisse pas assez pour provoquer immédiatement une discussion sur une éventuelle baisse des taux d'intérêt", a-t-il précisé.
Suite à la diffusion de ces données, les attentes concernant le calendrier des futures politiques monétaires de la Fed ont légèrement évolué, comme l'indique l'outil de suivi CME FedWatch.
Sur le marché obligataire, le rendement des obligations d'État à dix ans a baissé à 4,05%, son niveau le plus bas depuis décembre dernier.
Au-delà des questions macroéconomiques, Chris Zaccarelli de Northlight Asset Management a noté que les marchés semblent de plus en plus préoccupés par les perturbations liées à l'intelligence artificielle, touchant de nombreux secteurs. Les entreprises de logiciels, les compagnies d'assurance, ainsi que les agences de notation ont ainsi été confrontées à des revers boursiers récemment.
Par ailleurs, le groupe DraftKings a subi une chute de 13,51 % à 21,76 dollars suite à des prévisions de revenus pour l'exercice fiscal bien en deçà des attentes. Il s'attend à des recettes de 6,5 à 6,9 milliards de dollars, inférieur à l'objectif de 7,31 milliards.
La plateforme Expedia a également vu son action chuter de 6,41 % à 212,67 dollars, ayant identifié l'émergence de concurrents basés sur l'intelligence artificielle comme un risque potentiel, même si elle a dépassé les attentes lors du dernier trimestre en 2025.
En revanche, le fabricant de voitures électriques Rivian a connu une flambée de 26,64 % à 17,73 dollars, annonçant une augmentation d'environ 50 % de ses livraisons pour 2025, ses résultats trimestriels ayant également surpassé les prévisions.







