La production automobile britannique a connu une forte contraction en 2025, la plus marquante depuis des décennies, avec une baisse de 15,5 % à 765.000 véhicules. Ce déclin est attribué à divers facteurs, notamment une cyberattaque touchant Jaguar Land Rover et les incertitudes liées aux relations commerciales avec les États-Unis, comme l’a rapporté la SMMT (Society of Motor Manufacturers and Traders).
Mike Hawes, directeur général de la SMMT, a déclaré : "L'année 2025 a été la plus difficile que notre secteur ait connue depuis une génération, en grande partie en raison des défis liés à la transition vers les voitures électriques". Malgré cette situation difficile, l'objectif de produire un million de véhicules d'ici 2027 reste en ligne de mire.
Les usines britanniques, nombreuses à produire pour des marques à capitaux étrangers comme Nissan et Jaguar Land Rover, n'ont assemblé que 764.715 voitures en 2025. En comparaison, la France a produit près de 1,5 million de véhicules, ce qui souligne un fossé croissant, le pays étant presque deux fois plus productif que le Royaume-Uni, selon L'Usine Nouvelle.
En réalité, la production française est en hausse de 8% par rapport à l'année précédente, bien qu'elle soit encore bien en deçà des niveaux pré-pandémiques, où plus de 2 millions de véhicules étaient régulièrement fabriqués. Pendant ce temps, la production britannique a chuté de 58 % en volume au cours de la dernière décennie, passant de 1,8 million de véhicules en 2015 à des chiffres dramatiquement bas en 2025.
Les conséquences des tensions commerciales et des cyberattaques
Les droits de douane instaurés par l'ancien président américain Donald Trump ont également eu un impact persistant sur les exportations britanniques vers les États-Unis. Bien qu'un nouvel accord ait permis de réduire ces taxes à 10 %, un plafond de 100.000 véhicules a été établi, limitant ainsi le potentiel de retour à la normale.
La cyberattaque subie par Jaguar Land Rover en septembre 2025 a également causé des perturbations majeures dans la chaîne de production, exacerbant une situation déjà fragile. Cependant, les experts estiment que les prévisions pour 2026 indiquent une reprise, avec une production potentielle à la hausse de 10 % pour atteindre 790.000 véhicules.
Les véhicules électriques et hybrides continuent de gagner du terrain, représentant désormais 41,7 % de la production automobile britannique. En vue de la transition vers des modèles plus durables, le Royaume-Uni vise l'interdiction des ventes de véhicules thermiques d'ici 2030 et de hybrides d'ici 2035, illustrant son engagement dans la modernisation du secteur.







