Les vestiges de l'épave de l'Erika, située à environ 120 mètres de profondeur, continuent de menacer l'écosystème marin.
Des oiseaux, visiblement souillés par un fioul semblable à celui libéré lors du naufrage du pétrolier Erika en 1999, ont été retrouvés sur les plages finistériennes. Cette annonce a été faite le 29 janvier 2026 par le Cedre, une institution spécialisée dans les pollutions maritimes. Les oiseaux, récupérés par la Ligue de protection des oiseaux (LPO), ont vu leurs plumes analysées au Cedre, confirmant l'information relayée par RTL.
« Il y a de fortes similitudes avec le fioul de l’Erika », a déclaré Nicolas Tamic, directeur adjoint du Cedre. « Nous ne pouvons pas en être complètement certains, car le fioul se dégrade avec le temps, plus de 25 ans après l'incident », a-t-il précisé. L'analyse des plumes a déjà permis d'étudier deux échantillons, avec plusieurs autres en attente de résultats.
Des côtes françaises encore touchées
En décembre 1999, l'Erika, affrété par Total, avait libéré près de 20 000 tonnes de fioul lourd dans les eaux bretonnes, souillant ainsi environ 400 kilomètres de côtes. Cette catastrophe avait entraîné la mort tragique de 150 000 à 300 000 oiseaux, dont des pingouins torda et des guillemots de Troïl, principalement retrouvés dans le sud du Finistère, notamment à Fouesnant, Plouhinec, et Pouldreuzic.
Malgré les efforts pour pomper le pétrole de l'épave, « lors d'une intervention de ce type, il reste toujours des zones inaccessibles où subsistent des poches de fioul », a expliqué Tamic. Selon lui, « avec le passage du temps, les mouvements marins et les tempêtes, il est possible de constater des évolutions structurelles et des relâchements de fioul dans l'environnement ».







