La jeune entreprise bretonne EverEver, spécialisée dans l'électroménager durable, a récemment formulé une proposition pour reprendre le site Brandt situé à Vendôme (Loir-et-Cher), devenant ainsi la deuxième entité à soumettre une offre avant la date limite des candidatures, fixée au jeudi 29 janvier.
Son objectif est clair : relancer la production de plaques de cuisson dans cette usine qui comptait 95 salariés avant la liquidation. Dans un communiqué, l'entreprise a exprimé sa volonté de réintroduire les plaques de cuisson à Vendôme et envisager la production de fours d'ici 2028, en optant pour un modèle axé sur la qualité et la durabilité.
Fondée en 2018 par Martin Hacpille, EverEver a manifesté un intérêt pour plusieurs marques historiques de l'ancien groupe Brandt, dont De Dietrich, Vedette et Sauter. Pour financer cette reprise, la start-up a initié une levée de fonds sur une plateforme participative afin de rassurer sur ses capacités financières, qui suscitent tous de même des interrogations.
Malgré ces doutes, l'entreprise morbihannaise mise sur un contrat portant sur 60 000 unités avec un acteur de la grande distribution pour son premier produit, un lave-vaisselle durable. Toutefois, des complications ressortent déjà concernant la finalisation d'une levée de fonds de trois millions d'euros destinée à la construction d'une nouvelle usine à Vannes, où ce lave-vaisselle, « conçu pour durer plus de vingt ans », sera fabriqué.
Un seul site serait repris
Avant la décision de liquidation prise le 11 décembre, l'usine de Vendôme employait 95 salariés. Avec son projet, EverEver ambitionne de générer « 150 emplois » d'ici 2029. Malheureusement, cette offre ne couvre pas le second site de production du groupe, basé à Saint-Jean-de-la-Ruelle, près d'Orléans, qui comptait 350 salariés parmi les 700 de l'entreprise.
Brandt, vétéran de plus d'un siècle au sein du patrimoine industriel français, a prismatiquement été liquidé par le tribunal des affaires économiques de Nanterre, suite à l'échec d'un projet de société coopérative (Scop) soutenu par le consortium Revive ainsi que les autorités publiques.
Les candidats intéressés par la reprise des actifs de Brandt doivent faire parvenir leurs propositions aux liquidateurs avant la date limite, qui approche rapidement. La région Centre-Val de Loire a choisi de garder le silence concernant l'offre d'EverEver, tout en affirmant qu'elle sera « très attentive » aux projets qui lui seront présentés. Exemple emblématique : fin décembre, l'homme d'affaires Stephan Français, à la tête de Thomson Computing, avait exprimé son intérêt pour l'usine d'Orléans et envisagé d'élargir les activités de Brandt dans le domaine des produits informatiques. Toutefois, son entreprise est également marquée par un lourd endettement.







