Au cœur d’un débat sur l’agriculture, Maurice Langlois (Ille-et-Vilaine) s’interroge sur l’avenir de la production alimentaire face à un modèle pratiqué par certains syndicats, notamment la FNSEA.
Les inquiétudes grandissent autour du modèle productiviste soutenu par la FNSEA et le CNJA (Centre national des jeunes agriculteurs). Ce système, axé sur le rendement au détriment de l’agronomie, traverse une crise profonde.
Ce modèle met en péril la biodiversité et l’environnement, avec des exploitations comme la « ferme des mille vaches » illustrant ces dérives. La destruction de talus et d’arbres pour agrandir les superficies agricoles nuit gravement aux régulations naturelles.
« Deux poids, deux mesures »
Par ailleurs, l’élevage intensif génère un excédent de lisier qui dépasse la capacité d’absorption des sols. Ce phénomène entraîne la disparition des lombrics essentiels à la fertilité du sol.
Malgré les conséquences néfastes de ces pratiques, la FNSEA continue de bénéficier du soutien des lobbies agro-alimentaires et d'une complaisance gouvernementale. Dans un contexte où les actions des syndicats pacifistes comme la Confédération paysanne sont souvent réprimées, l’inéquité devient criante.
Une politique agricole désajustée
En Bretagne, le programme Bretagne Eau Pure, lancé en réponse aux préoccupations environnementales, s’est heurté à la résistance de la FNSEA qui rechigne à réduire l’usage des pesticides. Les défis environnementaux, tels que la prolifération des algues vertes, illustrent l’inefficacité de ce système.
La Coordination rurale, souvent perçue comme le bras armé de certains partis politiques, adopte des comportements agressifs, minant la confiance et la volonté de réformer le secteur. Les discours violents de ses dirigeants sont alarmants et méritent d’être surveillés par les autorités.
Les préoccupations politiques, telles que celles soulevées par la loi Duplomb, soulignent le fossé grandissant entre l’industrie agricole et la réalité des fermes françaises, où le besoin d’une politique agricole respectueuse de l’environnement devient urgent.
De la respectabilité pour les agriculteurs
Il est essentiel de redonner leur juste valeur aux agriculteurs qui travaillent pour notre bien-être, tout en dénonçant ceux qui polluent notre terre. « Produire moins, mais mieux, est possible. », conclut M. Langlois, appelant à une prise de conscience collective sur la nécessité d’une agriculture durable.







