Avec la suppression de la taxe d'habitation, l'identification des ménages éligibles au chèque énergie devient plus complexe. Dès 2025, l'administration a annoncé que cette aide ne sera plus attribuée automatiquement. Les bénéficiaires devront désormais faire une demande en fournissant leur numéro d'identification de compteur.
Jusqu'à présent, l'envoi automatique du chèque énergie a permis de soutenir les foyers modestes dans le règlement de leurs factures d'énergie et la réalisation de travaux énergétiques. Le montant de cette aide varie entre 48 et 277 euros.
Comment savoir si vous êtes éligible ?
À partir de 2025, l'attribution du chèque énergie se basera sur le revenu fiscal de référence (RFR) par unité de consommation. Pour être éligible, ce montant doit être inférieur à 11 000 euros. Chaque foyer est considéré comme une unité de consommation, les membres étant comptabilisés différemment : 1 UC pour la première personne, 0.5 pour la deuxième, et 0.3 pour les suivantes. Les ménages peuvent vérifier leur éligibilité via le simulateur en ligne disponible sur le site chequenergie.gouv.fr.
Une chute du nombre de bénéficiaires sans l'automatisation ?
En 2024, les aides ont été attribuées de manière automatique aux ménages déjà bénéficiaires de l'année précédente. Cependant, près d'un million de nouveaux éligibles n'ont pas reçu leur chèque. Un guichet a été créé pour recevoir les réclamations jusqu'à la fin de l'année 2024.
Le même risque se profile pour 2025, et une réforme pourrait exiger que les ménages fournissent leur point de livraison (PDL), un identifiant pour les compteurs d'énergie. Cela rendrait la procédure moins accessible, car les nouveaux bénéficiaires devraient faire une demande préalable de leur PDL.
Cette évolution éloignerait l’automatisation, qui garantissait un usage optimal de l'aide. Selon Françoise Thiebault, coordinatrice énergie du Conseil national des associations familiales laïques, cette situation pourrait désavantager les nouveaux bénéficiaires et ceux confrontés à des défis numériques. L’expérience passée montre qu’un système automatisé produit un taux d’utilisation de 80 %, alors que les aides distribuées sur demande n’atteignent souvent qu'un faible taux d’utilisation. Une décision définitive sur ce sujet sera prise lors des débats sur le projet de loi Finances, à la fin octobre.







