Sur fond d'inquiétudes quant à des réorganisations futures, des employés du Crédit agricole se mobilisent. Ce mouvement traduit une anxiété grandissante dans un secteur qui n'est généralement pas enclin à la grève.
Ce jeudi 22 janvier 2026, dans une initiative rare pour le secteur bancaire, un mouvement social a été lancé au Crédit agricole. Cette mobilisation fait suite à des propositions de la direction concernant la mutualisation de certains métiers, ainsi qu'à des augmentations salariales plafonnées à 0,44 %.
Les représentants syndicaux, CGT et Sud, ont sollicité un débrayage de deux heures, de 8 h 30 à 10 h 30. Notons que les autres syndicats, CFDT, Unsa et Sneca CGC, n'ont pas relayé cet appel à la grève.
Menace de l'intelligence artificielle
« Il est prévu que certaines coopérations entraînent la disparition de postes », déclare David Guillon, délégué et secrétaire de la CGT au Crédit agricole Touraine-Poitou, qui s'étend sur les départements de la Vienne et de l’Indre-et-Loire. Je précise qu'aucune fermeture d'agence n'est à l'ordre du jour dans notre région pour l'instant, mais l'incertitude demeure pour l'avenir ». La crainte d'une réduction des emplois se précise avec l'émergence de l'intelligence artificielle dans le secteur. « Certains services utilisent déjà cette technologie, et nous redoutons qu'elle soit exploitée pour réduire le nombre de postes », ajoute-t-il.
Aucun rassemblement n'a été programmé, rendant difficile l'évaluation de la participation à cette mobilisation. Des opérations de tractage ont cependant été menées sur les sites des caisses régionales. Malgré cela, les agences sont restées ouvertes.







