Ce jeudi, la Société Générale a révélé un ambitieux projet de réorganisation impliquant la suppression de 1 800 postes en France d’ici à 2027. Ce plan, qui ne comprendra pas de départs contraints, s'appuie sur des mécanismes de départs naturels et la mobilité interne.
Une vaste réorganisation pour un effectif de 40 000
Le groupe, qui emploie actuellement 40 000 personnes en France, précise que les postes affectés relèvent de plusieurs activités clés et fonctions centrales, ainsi que de l'organisation régionale de la Banque de détail. La Société Générale a de plus tenu à rassurer en affirmant que « le réseau d'agences ne sera pas concerné » par ces mesures.
Ce plan a été rapidement dénoncé par la CGT, qui avait déjà révélé des informations à ce sujet dans un tract, qualifiant cette démarche de « politique du fait accompli ». Selon l'organisation syndicale, la direction justifie ces mesures en invoquant un taux d'attrition naturel de 5 %, qui regroupe les départs volontaires et les retraites, ainsi qu'une faible création de postes à l'embauche, sans nécessairement prévoir des dispositifs de soutien comme ceux utilisés auparavant.
En février dernier, la banque avait déjà annoncé la suppression d’environ 900 postes à son siège, représentant 5 % des effectifs de cette zone, tout ceci dans le cadre d'un plan de réduction des coûts, piloté par son directeur général, Slawomir Krupa. Ce projet devrait être soumis à validation lors d'une plénière exceptionnelle des représentants du personnel fin avril, selon la CGT.







