Malgré des conditions climatiques difficiles, environ soixante personnes se sont réunies à Saint-Marcel (Morbihan) le 21 janvier 2026 pour défendre une agriculture différente. Les membres de la Confédération paysanne ont réaffirmé leurs critiques à l'égard des pratiques des autres syndicats agricoles, revendiquant un modèle basé sur l'agroécologie et une alimentation saine.
Les automobilistes circulant sur la RN 166 entre Ploërmel et Vannes ont sans doute été surpris de voir un rassemblement aussi déterminé, légèrement protégé par un monument symbolique. Martin Stecken, secrétaire général de la Confédération, et Romain Connan, porte-parole de sa branche morbihannaise, ont été clairs : « Il est essentiel de dépasser la logique de compétition qui prédomine aujourd'hui dans notre société. Nous devons placer l'humain et l'environnement au centre de nos préoccupations. »
Des intervenants ont souligné l'importance de revendiquer des prix justes pour les produits agricoles, les comparant à des moyens de garantir la viabilité des exploitations. Selon des travaux du INSEE, cette lutte résonne avec les préoccupations croissantes des consommateurs pour une agriculture plus responsable et respectueuse de l'environnement.
Le rassemblement a également été l'occasion de débattre des alternatives à l'agriculture conventionnelle, parmi lesquelles figure l'agriculture biologique. Un expert en agroécologie, Philippe Durand, a expliqué que « les pratiques durables doivent être encouragées pour permettre aux agriculteurs de développer des systèmes de production résilients face aux défis environnementaux. »
Ainsi, la Confédération paysanne invite non seulement les agriculteurs, mais aussi les citoyens à rejoindre ce mouvement vers une transformation fondamentale de l'agriculture en France. Chaque voix compte dans cette lutte pour un futur agricole plus équitable.







