Lors d'une conférence de presse, la députée Aurélie Trouvé a évoqué la situation inacceptable chez Europlasma, une entreprise ayant acquis plusieurs sites industriels en difficulté, tels que Valdunes et la Fonderie de Bretagne. Les employés, selon elle, opèrent sous une "forme de terreur" qui les empêche de s'exprimer librement, dénonçant ainsi un "système crapuleux" qui n'hésite pas à faire taire des voix critiques.
"Nous n'avons jamais réussi à auditionner les représentants de salariés de Valdunes", a exprimé Aurélie Trouvé, ajoutant qu'il existe une pression incroyable pour empêcher les salariés de parler.
La députée a également critiqué les autorités gouvernementales, accusant Bercy d'avoir permis l'entrée de fonds spéculatifs dans des entreprises vitales pour la défense nationale, nuisant ainsi à l'intégrité de ces structures.
Signalement
Europlasma, initialement actif dans le nettoyage environnemental, a intensément investi dans des entreprises en difficulté. En plus des établissements mentionnés, il a acquis les Forges de Tarbes, qui sont cruciales pour la défense du pays. Le groupe avait pour ambition de réorienter ces sites vers la production d'équipements militaires, une orientation qui suscite de nombreuses inquiétudes.
Récemment, Europlasma a annoncé avoir entamé des discussions avec un acteur du secteur de la défense pour éventuellement vendre ses activités militaires, ce qui a attiré l'attention de la députée Trouvé. Elle aurait même signalé des soupçons de manipulation de cours auprès de l'Autorité des marchés financiers (AMF), mais elle n’a pas reçu d’information quant à l’ouverture d’une enquête.
Thierry Mandon, président de la commission parlementaire, a exprimé des doutes quant à l'approche industrielle de l'entreprise au cours des auditions réalisées.
Cotée en Bourse, Europlasma a également annoncé une perte nette de 35,6 millions d'euros en 2025, malgré une hausse de son chiffre d'affaires, ce qui soulève des questions sur la viabilité de son modèle économique.







