La présidente du Rassemblement National (RN) avance des propositions concernant le système de retraite français. Elle s'est déclarée en faveur d'un système de retraite complémentaire et facultatif, s'inscrivant dans le cadre d'une capitalisation volontaire. Le 14 juin, sur France 3, Marine Le Pen a déclaré : « Je pense qu’il faut évidemment proposer aux Français les moyens pour qu’ils puissent se constituer une retraite complémentaire par capitalisation ». Toutefois, cette option serait réservée uniquement à ceux qui en ont les moyens.
Un virage libéral sous conditions
Le but de cette proposition est clair : offrir aux Français, qui en ont la capacité financière, la possibilité d'accumuler un complément à leur pension, tout en garantissant la sécurité des retraites des ménages plus modestes. Cette approche lui permet de naviguer sur un terrain traditionnellement libéral sans perdre le soutien des électeurs populaires.
Elle a également exprimé dans une récente allocution : « Je suis bien consciente que ça ne suffit pas puisque l’objectif prioritaire, c’est de protéger les retraites de ceux qui n’ont pas les moyens de mettre en œuvre cette capitalisation volontaire ».
En matière de réformes, elle se démarque de ses concurrents au sein du RN, à l’instar de Jordan Bardella. La structure de ce futur dispositif maintiendrait un âge légal de départ à la retraite, tout en permettant des départs anticipés pour ceux ayant commencé à travailler dès l’âge de 20 ans, avec une possibilité de partance à 60 ans après 40 annuités, et une montée progressive à 62 ans pour les entrants plus tardifs.
Pour limiter les effets sur les finances publiques, le RN envisage aussi des incitations fiscales afin d'encourager un départ à la retraite plus tardif, notamment par le biais du cumul emploi-retraite. Ces stratégies visent à équilibrer l'enjeu financier tout en préservant un système solidaire.
Enfin, la proposition de Marine Le Pen s’inscrit dans un projet plus vaste : celui d'un fonds souverain français, alimenté par l'épargne des ménages et évalué à environ 500 milliards d’euros. Ce fonds chercherait à financer des investissements stratégiques dans des secteurs clés tels que l'industrie, la santé et les infrastructures, tout en intégrant l’épargne-retraite volontaire envisagée par Le Pen. Cette démarche démontre un souhait d'engager des solutions pratiques en réponse aux préoccupations croissantes des Français sur leur avenir à la retraite, comme le rapporte Valeurs Actuelles.







