À Carros, le chantier de déblaiement des détritus alimentaires résultant de l'incendie de la Stef, qui a eu lieu en mars dernier, n’a pas encore été amorcé. Les restes de nourriture qui occupent les entrepôts de cette entreprise périssent sur place, créant une situation insupportable pour les riverains.
Les employés du secteur de la 4ème avenue de la zone industrielle de Carros sont désespérés. Odeurs insupportables, nuées de mouches et oiseaux chapardeurs sont devenus leur quotidien. Yvan Servelle, propriétaire d’une carrosserie située juste en face, témoigne : “Depuis, rien n'a bougé. Voyez les mouches qui nous entourent ! Elles sont présentes toute la journée, et les odeurs sont aussi insoutenables”.
Du côté de la Stef, on évoque des démarches déjà entreprises pour entamer le déblaiement, indiquant que “la date d'intervention ne saurait tarder, mais elle dépend de la finalisation du processus des expertises”. Quant à l'État, il maintient que les procédures sont suivies, alimentant le ressentiment des salariés et des commerces voisins, qui souffrent d’un environnement devenu particulièrement difficile à vivre. “Il y a vraiment beaucoup de mouches ; nous ne pouvons plus ouvrir nos fenêtres,” déclare un autre salarié d’une entreprise limitrophe.
Virbac, en raison de sa proximité avec le site sinistré, a installé des dispositifs de protection pour garantir la sécurité de ses employés et s’engage à collaborer pour trouver une solution rapide. Les entreprises de la région attendent une évolution rapide de la situation.







