Plus de 530.000 lycéens de terminale ont affronté, ce 15 juin, l’épreuve de philosophie du baccalauréat. Toutefois, à peine cette épreuve achevée, les élèves du lycée Emile Zola à Rennes se replongent dans leurs révisions pour les épreuves de spécialité et le grand oral.
Durant cette session, les élèves ont eu à traiter 17 notions philosophiques, parmi lesquelles l'art, l'état, la conscience et la justice. Pour le commentaire, les terminales avaient le choix entre des penseurs comme Friedrich Nietzsche et Paul Ricoeur. Les dissertations abordaient des sujets tels que : "Avons-nous la maîtrise de nos paroles ?" et "Peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas ?"
Les réactions des élèves étaient variées. Une lycéenne a partagé avec humour : "J'ai débattu sur Nietzsche et j'ai fait référence à Orelsan, en disant que 'Ce qui compte, ce n'est pas l'arrivée, c'est la quête'." D'autres ont choisi de traiter le thème du bonheur, se conformant au schéma habituel de thèse, antithèse, synthèse.
Tous les yeux rivés sur les épreuves suivantes
D'ores et déjà, les élèves doivent se concentrer sur leurs examens de spécialité et le grand oral. Thao, parmi eux, raconte : "C'est stressant, car j'ai encore SES et HGGSP devant moi. Chaque épreuve a son propre défi." Les étudiants savent que les coefficients de ces épreuves jouent un rôle crucial dans leurs notes finales — deux séries de spécialité peuvent atteindre un coefficient de 16, bien supérieur à celui de la philosophie, qui est de 8.
Certaines spécialités, comme l'HGGSP (Histoire-Géographie, Géopolitique, Sciences Politiques), complexifient la tâche. Emma, 18 ans, souligne : "Nous n'avons que quatre thèmes, mais chaque thème représente 200 pages de connaissances à maîtriser." Le rythme des épreuves s'intensifie, rendant la pression toujours plus palpable. D'ailleurs, le grand oral, prévu à la fin du mois, est perçu comme une épreuve finale de cette marathon.
Le contrôle continu : une bouffée d'oxygène pour certains
Malgré la difficulté des épreuves, un sentiment de confort persiste pour quelques élèves grâce au contrôle continu, qui pèse pour 40% de la note finale. Les autres points proviennent des épreuves anticipées et terminales. Pour s'organiser, certains se servent de simulateurs de notes, déclarant : "Pour assurer un 10 au bac, je dois décrocher au moins 5 en philo et 8 en AMC." Beaucoup se sentent confiants quant à leur réussite : "Je suis persuadé d'avoir le bac, mais j'espère obtenir une mention."
Les premiers résultats de la plateforme Parcoursup ont été annoncés le 2 juin, bien avant les résultats du bac, apportant une pression supplémentaire. Une élève témoigne : "Les concours des IEP m'ont beaucoup plus stressée que le bac. Je suis donc optimiste pour le résultat final." Les résultats du baccalauréat sont attendus pour le 7 juillet, laissant ainsi place à un ultime suspense pour ces terminales.
Source : ICI Armorique







