En amont du G7 qui se tient à Évian, le président français, Emmanuel Macron, a déclaré que la mission internationale, établie avec le Royaume-Uni pour sécuriser le détroit d'Ormuz, est entièrement prête à soutenir sa réouverture. Cette déclaration fait suite à l'accord récemment conclu entre les États-Unis et l'Iran. "Les moyens sont en place et prêts à être engagés", a-t-il précisé sur le réseau social X, insistant sur l'urgence d'une "réouverture inconditionnelle" de ce passage clé pour le commerce maritime.
Le porte-avions Charles-De-Gaulle est actuellement positionné au large de la péninsule arabique pour contribuer à cette mission. Macron a également souligné que le rétablissement des échanges maritimes sans restrictions est primordial pour maintenir la stabilité régionale et soutenir l'économie mondiale.
"La reprise du trafic maritime, sans restriction ni péage, est une condition indispensable à la stabilité régionale et à l'économie mondiale", a-t-il ajouté.
Suite à l'annonce de l'accord, le prix du pétrole a chuté de près de 5%, mais demeure élevé par rapport aux niveaux précédant le conflit. Cette situation fait suite aux inquiétudes concernant le passage crucial du détroit d'Ormuz, par lequel transite une quantité significative des exportations de pétrole.
Une réouverture qui prendra du temps
La France, le Royaume-Uni et d'autres nations envisagent une mission de sécurisation et de déminage de cette voie maritime, à déployer après l'accord entre les États-Unis et l'Iran. Ce sujet sera également abordé lors du sommet du G7. De son côté, le président américain Donald Trump a exprimé son enthousiasme en attendant cette ouverture, encourageant les navires du monde entier à reprendre le transport de pétrole. Il a déclaré que la réouverture interviendrait immédiatement après la signature de l'accord, mais des experts de l'EIA estiment que cela pourrait prendre plusieurs mois avant que le trafic maritime ne redevienne normal.







