Le gouvernement se montre optimiste concernant une baisse imminente des prix des carburants. Mercredi dernier, les cours du pétrole ont chuté suite à la déclaration d'un cessez-le-feu en Iran, un événement clé sur le marché.
"Ces déductions vont apparaître à la pompe dès demain pour les grandes stations, et un peu plus tard pour les stations de moindre envergure, vers dimanche ou lundi", a précisé Serge Papin, ministre du Commerce et des PME.
Cependant, le gouvernement appelle à la prudence, avertissant de la "volatilité" persistante des prix du pétrole. En effet, ce jeudi, le prix du baril a repris des couleurs, alimenté par des craintes sur la réouverture du détroit d'Ormuz, par où passe 20% du pétrole mondial.
Cette détente sur les marchés devrait être rapidement perceptible à la pompe. Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a déclaré que nous pourrions assister à une diminution d'environ 5 à 10 centimes par litre, une estimation corroborée par divers acteurs du secteur.
Avec cette baisse, le prix moyen de l'essence SP95-E10 pourrait tomber sous les 2 euros, alors qu'il se situait à 2,02 euros, tandis que le prix du gazole devrait également diminuer quelque peu, actuellement évalué à 2,40 euros selon les statistiques de 8.304 stations.
Pour suivre les développements, le ministre de l'économie tiendra une réunion avec les distributeurs à Bercy. Parallèlement, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, interviendra demain depuis Matignon pour évaluer les répercussions de la crise énergétique.







