Lors d'un discours marquant devant le Parlement, la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a plaidé ce jeudi pour une suspension "généralisée" des normes budgétaires de l'UE, si le conflit au Moyen-Orient perdure.
Elle a souligné que, "si la crise au Moyen-Orient devait s'intensifier, il serait impératif d'envisager une réponse européenne comparable à celle mise en place lors de la pandémie".
Meloni a expliqué que l'idée ne serait pas d'accorder des dérogations individuelles, mais d'instaurer une mesure généralisée dans le cadre du Pacte de stabilité et de croissance. L'Europe a déjà montré sa capacité à suspendre ces règles lors de situations exceptionnelles, comme l'a prouvé la gestion de la pandémie de COVID-19.
En réponse à la flambée des prix de l'énergie liée aux tensions entre les États-Unis et Israël, le gouvernement de Meloni a temporairement réduit les taxes sur les carburants. La Première ministre a également exprimé sa volonté de redoubler d'efforts. "Le risque d'un choc énergétique sans précédent et l'éventualité d'une nouvelle flambée des prix énergétique rendent nécessaire une vigilance renforcée", a-t-elle déclaré.
Dans la continuité de ses efforts, Meloni a récemment effectué des visites en Arabie saoudite, aux Émirats et au Qatar pour assurer les approvisionnements en énergie de l'Italie, qui dépend fortement de cette région pour environ 15% de ses besoins.
Elle a aussi annoncé un déplacement imminent en Azerbaïdjan, signalant les efforts continus de son gouvernement pour garantir la sécurité énergétique nationale.
L'Italie a frôlé la limite des 3% de déficit dans son rapport budgétaire de 2025, établissant le déficit à 3,1% du PIB, près de quinze ans après la crise de la dette qui avait frappé le pays.







