Le chalutier appelé Le Lucky, précédemment impliqué dans un trafic maritime de drogue, a été mis en vente aux enchères le 1er avril 2026 au port de Ouistreham. Ce navire a été saisi dans la nuit du 3 au 4 avril 2025, alors qu'il transportait 630 kilos de cocaïne provenant d'un drop-off orchestré entre le Brésil et la Normandie. À l'origine, des ballots de drogue avaient été jetés par le cargo Omicron Eagle, récupérés rapidement par l'équipage du Lucky et transférés vers une navette rapide à destination de Tancarville, comme rapporté par 20 Minutes.
Neuf personnes, incluant le capitaine du chalutier et deux autres membres d'équipage, ont été placées en détention pour leur rôle dans ce qui a été qualifié par le procureur de Rennes, Frédéric Teillet, comme un cas "historique" de trafic de drogue. Ce dernier avait souligné que c'était la première fois qu'une interception de type drop-off était réalisée en France.
Un avenir différent pour le chalutier
Un an après cet événement marquant, le chalutier a été vendu pour la somme de 300.000 euros, atteignant bien au-delà de sa mise à prix initiale de 100.000 euros. Le nouvel acquéreur, un jeune marin-pêcheur du Tréport, a exprimé sa satisfaction : "C’est une bonne affaire, je suis heureux et j'envisage de le rebaptiser pour lui donner une nouvelle identité". Il s'est également engagé à ne pas faire du passé criminel du bateau un fardeau pour son image. "Cela n’est pas l’image que je veux donner de la pêche" a-t-il ajouté.
Cette vente a non seulement évoqué des souvenirs du trafic de drogue qui a secoué la région, mais pose aussi la question de l'impact de tels événements sur l'industrie de la pêche locale et son image auprès du public. Selon des experts du secteur, il est crucial pour les pêcheurs de se dissocier de ces incidents afin de préserver la réputation de leur métier.







