Un homme de 42 ans a récemment été condamné à une peine de deux ans de prison ferme, le 31 mars à Rennes, pour des actes de corruption de mineurs, de harcèlement et d'agression sexuelle. Ce dernier utilisait le chantage pour obtenir des relations sexuelles avec des mineurs et de jeunes adultes.
En 2017, alors qu’il était cogérant d’un bar prisé de la rue Saint-Michel, il devenait véritablement un manipulateur prêt à tout pour assouvir ses désirs. Ce prédateur sexuel a multiplié les menaces pour soutirer des faveurs à de jeunes victimes, n’hésitant pas à menacer de diffuser des photographies nues sur les réseaux sociaux ou auprès de proches.
La vulnérabilité de ses jeunes proies, souvent en quête de reconnaissance, a contribué à sa facilité d'action. L'une des victimes, reçue dans le bar, a subi des actes atroces, tandis qu'un autre mineur de 15 ans a également été entraîné, lui imposant la menace de dévoiler son homosexualité dans une suite de cinquante messages.
Jugé huit ans après les faits
Malgré la gravité des accusations, ce n'est qu’en 2023 que l’homme a été jugé. Quatre victimes ont porté plainte, et il a été mis en examen début 2018. Selon les observations des différents protagonistes, ce délai de huit ans est fortement critiqué.
En 2026, le portrait de cet ancien patron de bar a bien changé. Lieu du délit, il apparaît comme un homme affaibli, confus, répétant son incompréhension face à ses actes. La Procureure a qualifié ses actions de prédateur face à des proies faciles mais sans empathie.
Le psychologue chargé d’évaluer son comportement a noté un risque de récidive élevé, d’autant plus qu’une nouvelle procédure a été ouverte à son encontre pour des incidents analogues. La législation en France a évolué depuis, définissant toute forme d'introduction, y compris des actes oraux, comme un viol.
La Procureure a également pointé l'absence de garanties quant à un éventuel renouvellement de tels comportements. Pour ces raisons, elle a demandé, en plus de la peine de prison, une obligation de soins, un suivi socio-judiciaire pendant cinq ans et une interdiction définitive d’activité avec des mineurs. Inscrit désormais au Fichier des auteurs d'infractions sexuelles, cet homme devra faire face à un suivi permanent.







