La modification législative concernant la fin du congé hebdomadaire obligatoire pour les boulangers en Bretagne reste un sujet de débat. Déjà en vigueur dans le Finistère, les Côtes d’Armor et le Morbihan, cette initiative a suscité peu de changements concrets. Une nouvelle proposition de loi est prévue pour examen par la Commission des Affaires Sociales de l'Assemblée le 1er avril 2026. Cependant, de nombreuses boulangeries continuent de fermer leurs portes un à deux jours par semaine.
Eric Blancho, artisan boulanger, témoigne : « Ça n'a rien changé globalement », soulignant que la majorité des boulangers préfère maintenir un rythme de travail qui leur permet de prendre du repos. Selon lui, cette libéralisation ne répond pas à une véritable demande du secteur. Les clients semblent également avoir compris cette nécessité. Une enquête réalisée par le journal Le Télégramme corrobore cette opinion, indiquant que les consommateurs privilégieraient la qualité de service et la régularité des horaires, plutôt qu'une ouverture exhaustive.
Au-delà des considérations économiques, c’est la qualité de vie au travail qui préoccupe les acteurs du secteur. Eric Blancho insiste sur l'importance de préserver un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Pour lui, une généralisation de l'ouverture en continu serait une « aberration complète », risquant de décourager les jeunes de s'engager dans cette profession. Il rappelle que la santé mentale et la vie de famille sont des priorités cruciales : « Le chef d'entreprise, comme tout le monde, a besoin de repos », déclare-t-il. La pérennité des boulangeries dans les communes dépendra ainsi de cet équilibre essentiel.







