Les radars automobiles fixes classiques, utilisés pour contrôler la vitesse des véhicules, reposent sur des principes physiques spécifiques liés aux fréquences. Leur orientation par rapport à la route peut influencer la mesure de la vitesse.
Christian Brousseau, enseignant-chercheur expert en ondes électromagnétiques à l’université de Rennes, nous éclaire sur le fonctionnement des radars automobiles fixes, l'importance de leur orientation et leur capacité à distinguer plusieurs véhicules se déplaçant parallèlement.
Comment un radar fixe classique détermine-t-il la vitesse des voitures ?
Ces appareils sont équipés d'antennes émettant des ondes à des fréquences avoisinantes de dix gigahertz. « Ces ondes sont inaudibles par l'homme », souligne Brousseau. Les ondes réfléchies par un véhicule permettent, grâce à l'effet Doppler-Fizeau, d'évaluer sa vitesse. Ce décalage de fréquence est directement lié à la vitesse de l'automobile mesurée.
Une réalité calibrée pour la sécurité
En France, une marge d’erreur de 5 km/h est généralement accordée au conducteur pour les vitesses inférieures à 100 km/h, et de 5 % pour les vitesses supérieures. Cette tolérance s'explique par l'angle sous lequel le radar mesure la vitesse. « L'appareil est souvent positionné à 25° par rapport à la route », précise Brousseau. Une légère déviation, même de quelques degrés, peut engendrer un écart significatif dans la vitesse rapportée.
Comment les radars gèrent-ils plusieurs véhicules ?
Avant 2016, les radars classiques avaient des limitations en matière de discrimination des véhicules. Cependant, des avancées technologiques ont permis de résoudre ce problème. Des radios modernes envoient des impulsions sur différentes voies de circulation, permettant de calculer la vitesse des véhicules sans erreurs d'interférence. « Nous utilisons des antennes qui fonctionnent à des fréquences variables pour isoler chaque véhicule individuel en mouvement », ajoute Brousseau.
Les experts s'accordent à dire que ces améliorations pourraient avoir un impact significatif sur la sécurité routière, en permettant une répression plus juste et efficace des infractions. À l’avenir, l’intégration de l’intelligence artificielle dans ces systèmes pourrait encore affiner la précision des mesures et améliorer la gestion de la circulation sur nos routes.







