En costumes colorés, maquillés, et arborant diverses coiffures, près de 1 000 personnes ont défilé dans le centre historique de Périgueux ce samedi 13 juin. Organisée par le collectif Fièr.e.s Ensemble Dordogne, cette marche a débuté par un rassemblement devant le Théâtre avant de s'élancer dans les rues.
Entre tombola, buvette et stands d’artistes offrant un aperçu des préoccupations sociales actuelles, la journée a permis aux participants d'échanger et de s'informer sur des thèmes fondamentaux concernant la santé sexuelle et la lutte contre les discriminations. La musique était omniprésente, créant une atmosphère festive.
Une minute de silence émotive
Alors que les températures grimpaient, de nombreux participants utilisaient des brumisateurs pour se rafraîchir. Les t-shirts, souvent ornés de messages engagés, témoignaient de la détermination des manifestants, tous unis pour défendre leurs droits. Cependant, un moment de gravité est survenu lors d'un discours, durant lequel une minute de silence a été observée pour rendre hommage aux victimes de la LGBT-phobie à l'échelle mondiale.
Bien que certaines voix critiques aient émis des réserves sur la marche, une manifestante a insisté sur l'importance de cette lutte pour les droits : « Il faut en finir avec les discriminations ». Un groupe de participants aux moustaches a même profité de cet événement pour partager une bénédiction humoristique. Les slogans, ancrés dans des préoccupations profondes, comme « Plus de 1 500 espèces animales homosexuelles, une seule homophobe » ou « Libre d’aimer qui je veux », résonnaient tout au long de la marche.
La contestation s'exprime
Avant cette manifestation, l'Association de solidarité avec toutes et tous les immigrés de Périgueux (Astip) avait publié un communiqué dénonçant une certaine politisation du mouvement LGBTQI+, ainsi qu'un racisme systémique au sein de certains discours. Les organisateurs, Maxime Claverie et Benoît Chomaud, ont rejeté ces accusations qu'ils jugent diffamantes, rappelant que l'Astip avait participé à la première édition sans faire partie des suivantes. Cette controverse souligne la complexité de la lutte pour les droits et reflète les nombreuses opinions qui cohabitent au sein du mouvement.







