Le 13 juin dernier, les autorités locales ont confirmé que le maire, Joel Bravo, avait été victime d'une "agression à l'arme à feu" dans une zone où les cartels du narcotrafic exercent leur influence. Ce meurtre souligne l'escalade de la violence dans cette région du sud du Mexique.
Situé sur la côte Pacifique, San Miguel Amatitlán, une commune de près de 7 000 habitants, est une des nombreuses localités d'Oaxaca impactées par la rivalité entre groupes criminels pour le contrôle des routes de trafic. Ces derniers mois, des assassinats de responsables politiques se sont multipliés, rappelant la menace constante que représentent ces organisations.
Le procureur de l'État a déclaré que des opérations étaient en cours pour capturer les responsables, tandis que le gouverneur Salomón Jara a "fermement condamné ce meurtre lâche" sur les réseaux sociaux. Il a assuré que "la violence n'emportera pas la volonté de nos communautés".
La présence de cartels bien établis tels que le Jalisco Nueva Generación et Sinaloa semble alimenter cette série de violences. Près de 100 maires ont été assassinés au Mexique depuis 2006, une décennie marquée par l'intensification du narcotrafic. "Nous devons unir nos efforts pour mettre fin à cette spirale de violence", a déclaré un expert en sécurité, soulignant l'urgence d'une réponse publique efficace.
Récemment, l'assassinat de Carlos Manzo, un autre maire, a encore plus secoué le pays, démontrant que la situation devient de plus en plus alarmante. Selon des experts politiques, une réforme profonde est nécessaire afin de rétablir la sécurité et la tranquillité dans les collectivités affectées par la violence des cartels.







