Un collectif de riverains s'est formé pour protester contre l'implantation de l'entreprise Tout faire métaux (TFM) dans leur commune, regrettant les nuisances sonores générées par son activité de récupération de métaux. Située depuis 2023 à la croisée de la rue de La Poste et du Pont-Petit, l'entreprise soulève des inquiétudes parmi les habitants des environs.
Les membres du collectif, qui regroupe une dizaine de foyers, affirment qu'il existe une incompatibilité manifeste entre les opérations de TFM et la vie résidentielle. "Nous avons choisi de vivre ici pour le calme, et aujourd'hui, c'est devenu invivable", s'exclame une habitante, qui ajoute que la musique dans leur maison est devenue une nécessité pour couvrir le bruit extérieur. D'autres riverains appuient ses propos, notant que même dans leurs jardins, le son est assourdissant.
Le 7 juillet, un contrôle acoustique a été diligenté par la Dréal, qui a constaté des niveaux de bruit dépassant les normes, atteignant jusqu'à 8,5 décibels, selon les témoignages des résidents. Ils pointent également le ballet ininterrompu de camions qui viennent décharger des métaux, augmentant ainsi les risques d'accidents sur la route.
Face à ces désagréments, les riverains, inquiets pour leur santé et la valeur de leurs biens, demandent une relocalisation de l'entreprise dans une zone industrielle où elle pourrait s'épanouir sans déranger la communauté. Bien que TFM ait réduit ses horaires de fonctionnement, les conditions demeurent critique pour les voisins.
Des efforts pour atténuer les nuisances
Nicolas Bourgeat, co-gérant de TFM, défend son entreprise, soulignant les investissements de 300 000 euros réalisés pour se conformer aux normes et répondre à une croissance croissante de la demande. "Nous n'avons pas agi dans l'illégalité, toutes les autorisations nécessaires ont été obtenues", assure-t-il, même si cela n'atténue pas l'inquiétude des riverains.
"La proposition d'un mur de 5 mètres ne satisfait personne, ça défigurerait le paysage et reste une solution coûteuse", souligne Nicolas Bourgeat.
La municipalité, par la voix de la maire Murielle Picq, se veut attentive aux préoccupations des habitants. Bien qu'elle reconnaisse les nuisances engendrées par TFM, elle rappelle que l'entreprise est en règle et qu'il n'a pas été possible de bloquer son installation. Des discussions sont en cours avec la Dréal pour trouver un site alternatif pour TFM, espérant mettre fin à ce conflit.







