Quentin Deranque, âgé de 23 ans, a tragiquement perdu la vie après une agression à Lyon. Étudiant en mathématiques, il était décrit comme un jeune homme "joyeux" récemment converti au catholicisme, engagé dans un "militantisme pacifique" selon son avocat, Fabien Rajon.
Fréquentant la paroisse Saint-Georges, située dans le 5e arrondissement, il a été retrouvé gravement blessé sur le quai Fulchiron, où les secours l’ont découvert après une violente altercation.
D’après le collectif Némésis, associé à l’extrême droite, Quentin aurait été agressé par des membres antifascistes alors qu'il assurait la sécurité d’un groupe manifestant contre une conférence de l’eurodéputée de La France Insoumise, Rima Hassan, à Sciences Po Lyon, à environ deux kilomètres du lieu de l'incident.
Il a été transporté à l'hôpital Édouard Herriot avec un pronostic vital engagé et a succombé à ses blessures samedi. Selon l’avocat de sa famille, des coups lui auraient été portés à la tête alors qu’il était déjà à terre.
"Prions pour Quentin et sa famille", a déclaré l'abbé Laurent Spriet, recteur de l’église où Quentin assistait régulièrement à la messe. Il a souligné l’importance de la compassion et du respect face à la tragédie.
La communauté paroissiale est en deuil. Des témoignages font état d’un jeune homme impliqué dans des actions caritatives telles que la distribution de repas aux plus démunis, témoignant ainsi d’un engagement profond.
Un paroissien souligne que Quentin n’était pas membre de la sécurité du groupe Némésis, mais plutôt un individu apaisé, éloigné de l’extrémisme. "C'était un pacifiste, pas un dur", a-t-il affirmé.
Un autre jeune de la paroisse se souvient de Quentin comme d'une personne souhaitant partager sa foi, qu'il avait récemment découverte et transmise à son père.
Étudiant en BUT Sciences des données à l’Université Lumière Lyon 2, le décès de Quentin a suscité une profonde tristesse au sein de l’établissement, qui a exprimé ses condoléances suite à cette perte tragique.
L’avocat et des amis du jeune homme ont insisté sur son approche non-violente des débats politiques, qualifiant sa conversion au catholicisme de cœur et mettant en avant son implication au sein du mouvement royaliste Action Française.
La communauté ultradroite Audace a, quant à elle, mis en avant « un camarade calme et réfléchi », qui préférait éviter le conflit. "Il a toujours été intellectuel et intéressé par l’actualité", ont-ils déclaré.
Après l’agression, il aurait tenté de rejoindre des amis en étant désorienté. Les secours sont arrivés trop tard, ce qui a conduit à cette perte inacceptable.







