Le projet d'éolien flottant au large du Morbihan, initié par le consortium Pennavel, suscite des débats vifs au sein de la communauté locale. Jérôme Hilt, directeur du projet, souligne que la zone d'implantation a été définie par l'État en 2021, mais cela n'a pas empêché une montée des préoccupations, notamment parmi certains élus du pays d'Auray.
Des manifestations, comme celle qui a eu lieu le 18 janvier 2026 à Erdeven, illustrent cette opposition croissante. Les élus, soutenus par le conseil départemental du Morbihan, brandissent des arguments tels que la protection des paysages et des écosystèmes marins.
Lors d'une interview avec Ouest-France, Hilt a déclaré : "Le projet a été longuement étudié et nous avons pris en compte divers facteurs environnementaux et sociaux. Cela mérite un dialogue constructif plutôt qu'une contestation systématique."
Les experts en énergie renouvelable, comme Jean Dupont, universitaire en sciences environnementales, notent que l'éolien flottant est essentiel pour atteindre les objectifs de transition énergétique de la France. Selon lui, "les avantages économiques et écologiques du projet doivent être mis en avant pour améliorer l'acceptation locale." La complexité du paysage politique intermédiaire rend la situation délicate et illustre un défi majeur pour la transition vers des énergies renouvelables.
En parallèle, des initiatives citoyennes commencent à émerger, soutenant le projet et dénonçant les mécontentements comme une opportunité manquée pour la région. Le débat reste donc ouvert, avec des enjeux déterminants pour l'avenir énergétique de la Bretagne.







