L'ambassadeur d'Argentine, Ian Sielecki, a refusé de commencer son audition devant la commission des Affaires étrangères tant qu'une carte représentant les îles Malouines comme un territoire britannique était visible. Un simple post-it a permis de désamorcer la situation, évitant ainsi un incident diplomatique.
Lors de son intervention, Sielecki a souligné dès le début : « Un petit problème… qui représente en réalité un grand problème pour mon pays. » Il a expliqué que se trouver face à une telle carte revenait à légitimer une situation qui constitue une atteinte à la souveraineté argentine, ce qu'il a qualifié de violation du droit international.
La diplomatie se révèle parfois être un terrain de jeu complexe, où même les détails peuvent prendre des proportions inattendues. Sielecki a comparé la situation en demandant si l’on exigerait de l'ambassadeur ukrainien qu'il s'exprime devant une carte montrant Louhansk ou la Crimée comme faisant partie de la Russie.
Une solution cocasse
Pour éviter d'aggraver la situation, les services de l'Assemblée nationale ont rapidement trouvé une solution originale : recouvrir la carte litigieuse d'un post-it jaune. Cette manœuvre a permis d'apaiser les tensions et de rendre possible le début de l'audition consacrée à l'Argentine.
Les îles Malouines, situées à environ 600 km des côtes argentines, ont une histoire tumultueuse, ayant été au centre d'un conflit armé entre l'Argentine et le Royaume-Uni en 1982. Ce conflit a causé la perte de 649 vies argentines et de 255 vies britanniques en seulement 74 jours. Depuis lors, l'Argentine continue de revendiquer sa souveraineté sur ces îles, ce qui attise les passions et souligne l'importance de la diplomatie dans le traitement de telles questions sensibles.







