Le procès des policiers accusés d'homicide involontaire suite à la mort d'Allan Lambin s'est conclu le 21 janvier 2026 au tribunal correctionnel de Rennes. Les avocats de la défense ont plaidé pour la relaxe de leurs quatre clients, évoquant la pression du service durant cette nuit tragique. En revanche, le procureur a requis six mois de prison avec sursis pour chaque accusé. Le verdict sera rendu le 17 février prochain.
« Voilà sept années d'une procédure menée à bout de bras, » a déclaré Maître Hélène Laudic-Baron, représentant la famille de la victime. Elle a insisté sur le combat acharné mené par la famille d'Allan pour qu'on n'oublie pas. Celà fait référence à la nuit du 10 février 2019, lorsque Allan Lambin a perdu la vie dans sa cellule au commissariat de Saint-Malo, après avoir été interpellé à Dinard suite à un accident de voiture. Selon des témoignages recueillis par Ouest France, des problèmes de communication et un manque de personnel ont particulièrement aggravé la situation ce soir-là.
Durant le procès, deux binômes de policiers, chargés de la surveillance d'Allan, ont été défendus avec l'argument que la situation était chaotique et qu'ils n'avaient pas pu réagir rapidement. "C'était une nuit particulièrement difficile ; nous étions débordés," a notamment fait savoir l'un des avocats. Les experts s'accordent à dire que la formation et la gestion des urgences au sein de la police sont des éléments cruciaux à revoir. Les critiques sur le management des situations de crise s'accumulent alors que des cas similaires sont relevés en France.
La décision finale du tribunal aura des ramifications non seulement pour les policiers concernés mais également pour la perception de la responsabilité au sein des forces de l'ordre.







