Le centre pénitentiaire de Lorient-Plœmeur, dans le Morbihan, a connu un mouvement social significatif le lundi 19 janvier 2026, à l'initiative du syndicat Ufap Unsa Justice. En retardant leur prise de service de quinze minutes, une vingtaine de surveillants ont voulu alerter l'opinion sur les conditions de travail de plus en plus alarmantes.
Cette action fait écho à de récentes agressions de surveillants dans des établissements pénitentiaires, notamment à Aix-en-Provence et à Salon-de-Provence, qui témoignent d'une situation préoccupante. Comme le souligne un article d'Ouest-France, ces événements ont poussé le personnel à tirer la sonnette d'alarme.
Typhaine Le Meur, secrétaire locale adjointe de l'Ufap Unsa Justice, a exprimé son inquiétude, déclarant : "Il manque déjà 4 000 postes au niveau national. Il est très difficile de recruter. Si on ne protège pas mieux les agents, le métier ne peut pas être attractif." Avec une occupation de la maison d'arrêt de Plœmeur à 216 % de ses capacités, les conditions de travail deviennent de plus en plus intenables.
Les revendications des surveillants ne manquent pas : ils réclament un renforcement des moyens humains, la création d'établissements spécialisés ainsi qu'une revalorisation de leur métier. Typhaine Le Meur avertit : "Si nous n’obtenons pas de réponse rapide, nous recommencerons." Ce cri d'alarme doit susciter une réflexion profonde sur la sécurité et les conditions de travail dans les prisons françaises.







