Le 22 janvier 2026, les membres de l'intersyndicale du centre hospitalier universitaire (CHU) de Rennes se rassembleront pour protester contre la saturation alarmante des services d'urgences. Malgré les efforts récents de l'Agence régionale de santé (ARS) de Bretagne, la situation continue de se détériorer, révélant des défauts structurels profonds en matière de santé publique.
Les urgences du CHU de Rennes connaissent une crise aiguë, exacerbée ces dernières semaines par une augmentation significative des patients, une réalité qui a été mise en lumière lors d'un récent débrayage effectué par une trentaine de soignants le 14 janvier. Les représentants syndicaux, incluant la CGT, Force ouvrière et Sud, estiment que cela constitue une menace sérieuse à la qualité des soins prodigués.
En réponse aux tensions croissantes, l'ARS a récemment instauré un dispositif d'urgence nommé « Orsan Epiclim » pour coordonner les efforts entre différents établissements médicaux de Haute-Bretagne. Toutefois, ce plan a été jugé insuffisant par l'intersyndicale qui réclame l'ouverture de 50 nouveaux lits dans des unités de soin et le recrutement d'au moins dix professionnels de santé supplémentaires, comme des infirmiers et aides-soignants.
« Ce n'est pas seulement une question de ressources, c'est une question de dignité pour nos patients et d'efficacité pour nos équipes », a déclaré un représentant de l'intersyndicale lors de récentes interviews, réaffirmant que la crise des urgences ne peut plus être ignorée. Les témoignages d'infirmiers rapportent une pression extrême au sein des services, illustrant une réalité où les soignants travaillent dans des conditions précaires, souvent au bord de l'épuisement.
Les manifestations prévues le 22 janvier à 15 h, place de la République, visent non seulement à sensibiliser le public, mais aussi à pousser l'État à revoir sa politique de santé. Les syndicats espèrent que cette action sera suffisamment forte pour éveiller les consciences et forcer les décideurs à prendre des mesures concrètes pour remédier à cette crise.
Cette mobilisation intervient à un moment critique où les établissements de santé à travers toute la France font face à des défis similaires, alimentant un débat national sur les moyens nécessaires pour renforcer notre système de santé.







