Le maire de Gaillac a précédemment déclaré que "les subventions ne sont pas un dû", une affirmation qui résonne particulièrement cette année. Le budget global des subventions est en baisse, affectant de nombreuses associations locales qui s'attendaient à un soutien financier crucial. La ville a alloué un budget de 463 413 € pour 2025, en recul par rapport aux 501 036 € de l'année précédente.
L'attribution des subventions repose sur divers critères, notamment le nombre de personnes impactées, l'implication dans la vie locale, les besoins en équipements, et la transparence financière. Cependant, le maire a souligné que certaines organisations se comportent comme des entreprises et ne devraient pas bénéficier d'un soutien public. "La ville n’a pas vocation à financer des entreprises privées", a-t-il insisté.
Dans le détail, le Service Social et Politique subit une perte de 5 000 €, atteignant 116 150 €. Bien que certaines organisations comme le Secours Catholique et Rebonds aient obtenu des fonds, d'autres comme Al Terre Égaux perdent totalement leur subvention de 3 000 €, tandis que des entités comme le Garage Solidaire et Mille et Une Récup voient leur aide réduite de moitié.
Dans le domaine culturel, les pertes se chiffrent à 23 000 €, avec Cartes sur Table, qui gère des événements estivaux, voyant ses 4 500 € disparaître complètement. D'autres entités, telles que Coq in Jazz, qui envisage d'annuler son festival, ont également subi des réductions significatives.
Les plus chanceux, comme la MJC, la Maison des Vins et l'ADDA, conservent leurs financements. En revanche, le Service Sports et Vie Associative enregistre une perte de 10 000 €, mais l’UAG (Union Athlétique de Gaillac) maintient sa subvention à 70 000 €, restant ainsi la plus favorisée.
D'autres clubs, comme l'Aéroclub du Gaillacois, voient leurs financements baisser, passant de 6 500 € à 4 000 €. Notamment, la demande de subvention du club de padel a été rejetée car jugée comme étant une entreprise à but lucratif. Le maire a annoncé que la ville maintiendrait des fonds pour répondre à des demandes ponctuelles, notamment en cas d'événements sportifs majeurs.
Les réactions des responsables associatifs sont mitigées. Certains expriment leur frustration face à des allocations jugées insuffisantes, tandis que d'autres se montrent compréhensifs, rappelant les difficultés budgétaires actuelles rencontrées par de nombreuses municipalités en France.







